Sorties parascolaires
Que du positif

Kartings, piscines, cinémas, théâtres, télévisions, groupes de presse, différentes villes du pays. Les choix pour des sorties parascolaires ne manquent pas. C'est pourquoi une grande partie des écoles privées et aussi publiques optent pour cette initiative pédagogique qui permet l'ouverture des jeunes sur le monde extérieur. Des sorties qui représentent une occasion d'acquérir de nouvelles connaissances, de rencontrer de nouvelles personnes qui aident les jeunes à passer, peut-être, à une étape supérieure. Les sorties parascolaires sont certes, distrayantes, mais ce n'est pas le seul objectif. Elles sont surtout instructives et culturelles. «Elles créent une cohésion entre les élèves, mais aussi les changent de la routine des classes et rendent l'assimilation de l'information plus facile», confirme la directrice d'une école.
Les élèves doivent, en général, rédiger des comptes rendus dans lesquels ils relatent ce qu'ils ont vu et vécu lors de ces sorties. Parce que dans la plupart du temps, ces escapades sont programmées pour accompagner leur cursus et l'approfondir davantage. «L'école de ma fille avait prévu une sortie à une ferme, qui a malheureusement dû être reportée à cause du mauvais temps. Aya était dans tous ses états. Ces sorties comptent beaucoup pour les enfants», affirme Lamiaa de Rabat. «J'ai passé la semaine au lit, j'avais peur que mes camarades soient partis sans moi», renchérit la fillette. Les sorties parascolaires permettent aux enfants un meilleur développement et contribuent à leur adaptation scolaire et sociale. Le but est de faire en sorte que les élèves trouvent du plaisir à l'école. Ces activités contribuent à la création de liens significatifs, non seulement entre les élèves, mais aussi avec l'équipe éducative.
«C'est vrai que ce n'est pas toujours évident, vu les frais de ces sorties qui varient selon la destination mais ma fille est tellement enthousiaste, quand elle nous en parle, qu'il est difficile de refuser», explique Lamiaa. Et d'ajouter: «D'ailleurs, pourquoi refuser ? Ce sont de très bonnes initiatives. Elle apprend beaucoup de choses et regagne la maison pleine de vitalité et d'idées». Les frais varient, effectivement, selon les écoles (publiques ou privées) et aussi selon le programme prévu pour l'activité. En général, les écoles essaient de rester correctes dans leurs factures pour ne pas décourager les parents. La facture devient un peu salée lorsqu'il s'agit d'excursions vers d'autres villes, afin de faire profiter les enfants de certaines particularités dont ils ne bénéficient pas chez eux. Comme, par exemple, la neige, la mer, la montagne… En effet, les excursions coûtent cher, surtout en énergie et en organisation, pour les adultes. «Certains professeurs doutent, se questionnent, mais finissent par prendre le risque, pour faire plaisir aux enfants. D'autres, par contre, se figent et se glacent derrière les livres, les notes, les règlements scolaires, les montagnes de devoirs...Tout est à revoir», explique Dr. Amine Benjelloun, professeur associé de psychiatrie de l’enfant et de l 'adolescent (Casablanca/Marseille).
H. SAKHI