Au supermarché, votre petit commence à rassembler tous les biscuits et les bonbons dans le chariot. Il ne veut plus s'arrêter et dés que vous le lui interdisez, il vous pique une de ces colères qui font de vous l'attraction du magasin. A l'extérieur, sous le regard des autres, vous êtes vulnérable et l'enfant est bien conscient de cela . Le regard indigné ou amusé des autres personnes vous bouleversera et vous laissera céder, illico presto, à ses caprices.. Pourquoi ? Le regard des gens vous fait croire qu'ils pensent que vous ne maîtrisez pas votre fils ou fille, et vous paniquez en pensant à cela . En fait, tant pis pour ce qu'en pensent ceux qui assistent à la scène, dites-vous que ce ne sont pas eux qui auront à nouveau à composer avec ce problème la prochaine fois. En plus, ce sont des inconnus que vous ne reverrez probablement jamais .
Comment gérer la situation ? : Faites lui comprendre que vous n'êtes pas du tout impressionné par son mic-ma, et que vous ne changerez pas d'avis : «J'ai dit pas de biscuit..Stop ! » Et rafraîchissez- lui la mémoire à propos de ce qui l'attend une fois que vous rentrerez à la maison .. Ne laissez jamais votre gamin avoir le dessus sur vous ; il en profitera à chaque fois que vous vous trouverez dans un magasin de jouet, dans une confiserie …
La règle d'or à suivre : Avant de vous rendre dans un lieu public, mettez-le en garde . Expliquez-lui clairement et doucement, sans hausser la voix, que vous attendez de lui qu'il reste sage et calme, et qu'il ne prenne rien sans votre consentement : « Une fois que je te dis non, c'est non ! Et ce n'est même pas la peine d'insister », devez-vous lui marteler jusqu'à ce qu'il entende raison . Si son comportement n'est toujours pas conforme à ce que vous attendez, n'hésitez pas à lui infliger une grosse punition . Si, Au contraire, il suit à la lettre vos consignes, il doit savoir que vous êtes fiers de lui. Accordez lui une petite récompense ; comme ça, il sera bien conscient de l'intérêt qu'il y a à suivre les consignes de papa et de maman !
Source: C M V ( Mai 05)

PROBLEMES D'ATTENTION DANS LES CLASSES PRIMAIRES
1- L'importance de l'attention :
L'attention du jeune enfant est caractérisée par la discontinuité, l'étroitesse de champ, le flou, la prédominance affective. L'éducation exige la concentration permanente de l'esprit des élèves sur les objets d'étude. Or ces objets ne sont pas toujours de ceux qui excitent l'intérêt direct des enfants ; l'attention qu'on leur porte est le résultat d'un effort de volonté, mais leur âge , la volonté est encore faible et précaire.
Il faut remarquer que bien des acquisitions s'effectuent sans véritable participation du sujet : Ce sont les acquisitions par imprégnation et par conditionnement, que le milieu offre à l'enfant.
Mais les acquisitions précises qui permettent une possession sûre et définitive sont le fait de l'attention. On se rend compte surtout de l'importance de l'attention grâce en fait à un constat de carence, on l'exprime en qualifiant un élève d'inattentif.
2- L'inattention scolaire :
L'absence d'attention peut être un phénomène collectif. Il appartient au maître de réagir et de ne pas la laisser s'installer.
Avec un maître actif et vigilant l'absence d'attention reste un phénomène individuel. On rencontre dans les classes différentes catégories d'inattentifs :
Les inattentifs passifs : Ces enfants donnent une image atténuée de ce que les psychiatres appellent la dépression mélancolique. C'est le cas de l'enfant calme, inerte et nonchalant, le cas de « rêveur ».
Les inattentifs actifs : Ils correspondent à la catégorie pathologique des excités – moteurs et des instables. C'est le cas d'instable, du dissipé, de l'étourdi, du distrait, du papillonnant. Cette inattention se manifeste surtout par des effets perturbateurs.
Les inattentifs épisodiques : Ce sont les enfants qui, par la suite d'intérêts divers et changeants, s'avèrent incapables de rester dans la ligne d'activité suivie par l'ensemble de la classe.
Cette inattention peut parfois paraître qualifiée de « normale », lorsqu'elle se rattache à des causes psychologiques telles la fatigue, l'insuffisance de sommeil, le mauvais sommeil, la mauvaise santé, un état pré-maladif.
On constante aussi parfois un phénomène de refus d'attention. L'enfant exprime ainsi un refus de la classe, ce peut être refus de ce qui s'y fait, refus du maître dû à des causes affectives complexes.
Enfin l'absence d'attention à des causes directement pédagogiques.
3- Les conditions d'attention :
On a constaté que les défaillances de l'attention peuvent résulter :
Soit d'une impuissance à se concentrer.
Soit d'une impuissance à s'adapter.
La concentration : On sait que, « faire attention, c'est d'abord s'arrêter puis centrer psychologiquement et mentalement ses efforts sur un objet abstrait ou réel qui va, en quelque sorte, occuper le devant de la scène que constitue présentement le monde lequel évolue le sujet ». Mais il faut même temps les formes d'activité concurrentes soient bloquées, « inhibées ».
Se concentrer requiert généralement une force psychique suffisante. Cette force psychique peut manquer dans le cas :
L'asthénie ( accidentellement ou constitutionnelle) état de fatigue et d'épuisement.
La paresse.
L'adaptation : On rencontre aussi l'impuissance à s'adapter. Le phénomène d'attention exige une double condition :
Que le sujet se pose une question.
Qu'il y réponde.
Ce qui exige une adaptation .
Cette adaptation est rendue difficile par deux situations psychologiques :
L'impossibilité de la synthèse.
La pauvreté des connaissances déjà ordonnées dont dispose le sujet.
4- L'instabilité :
Dans les classes, on rencontre une catégorie d'élèves en situation d'échec. Car offrant des prises à l'action du maître. Ils sont actifs, mais leur activité, mais leur activité est désordonnée, incontrôlée, changeant rapidement d'intensité, de direction, de forme. De tels élèves sont un facteur de trouble, de désorganisation, de dissipation. Et l'on constante au fil des années que nombre est en augmentation.
L'instable présente les caractéristiques suivantes :
Troubles de développement psycho-moteur.
Turbulence
Insuffisance et fatigabilité de l'attention,
Labilité de l'affectivité…
Sur le plan intellectuel, la pensée de l'enfant instable est plutôt intuitive et confuse ; l'aptitude à observer est plutôt globale ; les perceptions sont fragmentaires et incomplètes. L'instable se révèle à ordonner.
Les causes de l'instabilité sont de divers ordres :
Causes organiques :
Séquelles psychomotrices d'atteintes organiques du système nerveux,
Dégénérescences hérédo-alcooliques ou hérédo-syphilitiques
Troubles de développement glandulaire,
Maladies, telles que la « Chorée »
Causes intellectuelles :
Débilité,
Décalage entre aptitudes motrices et aptitudes intellectuelles.
Causes affectives :
Elles jouent surtout chez les élèves émotifs ou anxieux.
Elles existe des carences dues au milieu familial
Causes constitutionnelles
Comment détecter l'instabilité ?
La détection est relativement facile en classe, étant données les manifestations « apparentes » de l'instabilité. Chaque enfant est un cas particulier.
De nombreux tests peuvent être utilisés comme instruments d'appréciation et d'élaboration du diagnostic.
Comment traiter l'instable ?
Nous ne parlerons pas des cas relevant de la médecine. Ils ne sont pas de la compétence de l'instituteur.
Chez certains instables, un changement d milieu peut être bénéfique. La prudence est nécessaire car le changement est un facteur d'instabilité.
Une rééducation est souvent nécessaire, sur le plan de la psych-motricité et des activités scolaires fondamentales.
L'aspect affectif de la personnalité de l'instable ne sera en aucun cas négligé.
Dans la plupart des cas, le rôle de la famille sera capital.
5- La motivation :
Citons à ce sujet Clarparède :
« Pour qu'un enfant fasse attention, il faut créer chez lui le besoin de faire attention, il faut faire dans son esprit un problème qu'il aura à résoudre. Alors son attention s'éveillera seule et se manifestera longtemps que le besoin persistera ».
Pour être adaptée aux besoins de l'enfant, la progression pédagogique doit s'harmoniser avec la progression des fonctions et des aptitudes, et s'organiser en fonction des différents stades évolutifs. Les aptitudes et les intérêts se succèdent toujours dans le même ordre.

AU SECOURS,
MON ENFANT EST CANCRE !
Au milieu de l'année scolaire, les inquiétudes parentales commencent. La moyenne scolaire des enfants est assez catastrophique ? Le bambin est bon dans une matière, mais assez cancre dans une autre ? Mille questions se posent. Va -t- il réussir cette année ? A-t-il un problème en classe ? Pourquoi est -il si silencieux ? Des questions sans gravité si on sait les résoudre à temps !
Le plus grand souhait des parents, c'est la réussite de leur enfant. Certains parents en sont devenus tellement soucieux qu'ils n'hésitent pas à faire appel à des cours du soir en plus des cours particuliers. Tous cela pour permettre à leur à leur enfant d'assimiler mieux les leçons et d'avoir de meilleures notes. Mais avant de recourir à toutes ces méthodes, essayez de lui accorder un peu de votre temps pour l'aider dans ses devoirs. Si cela ne marche pas à cause du manque de temps, d'impatience ou pour une raison, essayez le prof à la maison. Mais attention, quand cela est vraiment indisponible !
Comment bien soutenir son enfant en tant que parent ? : Ne culpabilisez pas vos connaissances ! Vous pouvez l'aider à faire des recherches sur Internet ou dans des livres, lui faire réciter un texte d'histoire ou une poésie. Allez avec lui doucement et surtout ne le brusquez pas. Evitez de vous prendre pour son prof car il n'aura même plus envie de travailler avec vous.
Quand le soutien scolaire devient-il indispensable ? : Quand vous voyez le 1 er bulletin de l'année scolaire et que vous remarquez des notes catastrophiques dans certaines matières tels que les maths. A ce stade, il peut être utile de trouver pour votre enfant un professeur qui pourra lui donner un coup de main et lui réapprendre à se réconcilier avec la matière.
Evitez d'en faire plus qu'il n'en faut ! i : Maîtrisez vos angoisses pendant la période des examens car elles rejaillissent sur lui. Conséquence, il panique et commence à douter de ses compétences ..
Source: C M V (Avril 05 )

L'ENFANT ,
LES DEVOIRS ET LA PUNITION
Accomplir un devoir est la plus part du temps une source de tracas pour les parents et pour l'enfant . Les enfants en revenant de l'école, ont besoin de vaquer à d'autres activités autres que le travail . Ils ont la tête aux jeux, aux dessins-animés . Ils ne sont pas motivés à faire leurs devoirs . Or les devoirs et les leçons servent à rendre l'enfant autonome et responsable, à développer son sens de l'organisation et le goût du travail personnel . C'est pour cela que le devoir des parents est de superviser sans pour autant lui faire son devoir, d'être un guide et un accompagnateur, d'accorder de l'importance aux devoirs, aux leçons et aux apprentissages fournis en classe, mais surtout d'éviter " d'imposer un stresse de performance et d'empoisonner la relation affective qu'entretient l'enfant avec le parent " . Les devoirs à domicile doivent être faits et présentés à l'enseignant, et les parents ont tendance à punir leurs enfants pour cela ! Cependant, il n'y a pas de punition–type . Dans toute punition , il doit y avoir un sentiment de justice . Un degré de punition très différent pour la même bêtise, ne serait pas compris par l'enfant . Une punition peut-être :
- Des lignes à copier .
- Des exercices supplémentaires …
Les alternatives à trouver, c'est que « au lieu de punir un comportement répréhensible, il nous est possible d'encourager les comportements souhaitables ».
Pourquoi devoir chercher des alternatives aux punitions ?
Selon les psychologues :
- Les punitions répétées risquent d'avoir une influence négative sur l'estime de soi et la confiance en soi de l'enfant .
- Les punitions dictent à l'enfant ce qu'il ne doit pas faire et ne lui montrent pas ce qu'il devrait faire .
Les punitions répétées peuvent amener l'éducateur à développer une perception négative de l'enfant et aussi porter davantage d'attention à ses erreurs qu'à ses réussites .
Les punitions répétées peuvent amener l'enfant à conclure que nous satisfaire – nous parents – est impossible ; ainsi il pourra abandonner tout effort et se résigner à chercher notre attention de façon négative ( en désobéissant, bousculant, volant ) ; parce que de la naissance à l'âge de 2 ans nous avons accompli de véritables miracles en ne punissant presque jamais ; l'enfant a appris à marcher et parler et rares sont les parents qui ont eu recours à la punition pour leur apprendre .
Au contraire, la plupart ont encouragé et applaudi les efforts et les réussites de leur progéniture .
La punition est une technique dont il est facile d'abuser .
Alors au lieu de punir l'enfant autant encourager les comportements souhaitables par certaines techniques tel que le renforcement qui peut être verbal tel que : Bravo ! ou non verbal tel un sourire, une caresse, un signe de tête, une tape, …Le renforcement artificiel tel un cadeau ou de l'argent ( la compensation des enfants d'aujourd'hui est à interdire ) .
Il faudrait leur apprendre que : bien agir, c'est payant socialement et non financièrement .
Il faudrait chercher les besoins profonds de l'enfant, lui expliquer pourquoi c'est interdit, essayer de connaître ses émotions, utiliser le rire pour dédramatiser une situation, encourager l'apprentissage des nouvelles compétences mais sans porter de jugement ( reproches ou compliments ) le protéger des dangers réels sans pour autant lui faire éviter les fautes, les conflits ou les problèmes …

A toi, mon fils …
Que de joies, Que d'amour,
Que d'admiration tu as suscités
dès les premiers jours de ton existence !
Tu étais la huitième merveille du monde !
Mon petit bonhomme, mon gentil garçon …
Les fées penchés sur ton berceau
t'ont souhaité un bonheur parfait
Le temps qui passe ne pourra jamais
altérer mon attachement profond …
Il grandit avec toi, chaque jour plus fort !
Quelque soit la raison de ta vie
Tu es et tu resteras toujours mon fils adoré…
Car tu fais partie de mon être,
Tu es ma lumière et ma fierté,
Je t'aime de tout mon cœur,
Bien au-delà du temps.
A mon fils … !
Quand je prononce ce simple mot « mon fils »
Une immense fierté m'envahit ,
Et occupe mon cœur …
Bébé … si doux , si fragile, si beau ,
Tu étais mon petit prince …
Gamin ..mi ange , mi diablotin !
Tu m'émerveillais chaque jour davantage
Et tu devins mon petit roi …
Je rêve de découvrir en toi ..
Mon grand homme .
Mais il suffit que j'entende ta voix
Il suffit que je te serre dans mes bras
Pour te dire, en souriant ,
Que tu es et que tu seras toujours
Mon petit garçon .
Le ciel le plus beau ,
Le soleil le plus éclatant ,
La mer la plus claire
Et toutes les étoiles de l'univers
Et toutes les joies du monde
Rien ne serait égaler ce grand bonheur
Le bonheur de prononcer ce simple mot :
« MON FILS »
Signé : Un parent d'un élève à l'Ecole EL AMINE

Le Déficit d'attention
15 trucs pour la gestion du déficit d'attention de l'enfant
Par Edward M. Hallowell, M.D. et John Ratey, M.D.
Comme vous le verrez dès le début, les auteurs mettent l'accent sur le travail du professeur avec les étudiants qui souffrent d'un déficit d'attention avec ou sans hyperactivité.
Les professeurs savent ce que beaucoup de professionnels ignorent : il n'y a pas qu'un seul mais plusieurs syndromes du déficit d'attention. Le déficit d'attention, dans sa forme la plus pure, n'apparaît pas souvent; d'ordinaire il se mélange avec plusieurs autres problèmes tels que les difficultés d'apprentissage ou les troubles de l'humeur (dysthymie, maladie bipolaire). Le visage du déficit d'attention. comme la météo, change, tantôt inconstant tantôt imprévisible. Le traitement de déficit d'attention, malgré toute le sérieux de diverses études, demeure le fait de labeur acharné et de dévouement.
Il n'y a pas de solution facile permettant de gérer le déficit d'attention, que ce soit en classe ou à la maison. Malgré tout ce qu'a dit et accompli, l'efficacité de tout traitement du déficit d'attention, à l'école, dépend des connaissances et de la persévérance de l'école et du professeur titulaire.
Voici quelques trucs de gestion scolaire, concernant l'enfant qui souffre d'un déficit d'attention. Les suggestions qui suivent concernent le professeur au niveau de sa classe, et les professeurs d'enfants de tous les âges. Quelques suggestions seront manifestement plus indiquées pour des enfants plus jeunes; d'autres, pour des enfant plus âgés; mais les sujets de structure, d'éducation et d'encouragement concernent tous les âges.
1. D'abord, assurez-vous que bous êtes bien en face d'un déficit d'attention. Il n'appartient sûrement pas au professeur de diagnostiquer le déficit d'attention, mais vous pouvez et devez soulever des questions. Assurez-vous qu'un(e) professionnel(le) a récemment fait l'examen de la vue et de l'ouïe de l'enfant et exclu tout autre problème médical. Assurez-vous qu'on a fait une évaluation adéquate. Questionnez-vous jusqu'à ce que vous soyez convaincu d'avoir tout fait. Mais la responsabilité de tous ces examens revient aux parents, non pas au professeur qui en supporte le processus.
2. Deuxièmement, demandez le support. Il devient très exténuant, pour un professeur, d'avoir deux ou trois enfants de déficit d'attention, dans sa classe. Assurez-vous d'avoir le support de l'école et des parents. Assurez-vous d'avoir accès à une personne-ressource (orthopédagogue, pédopsychiatre, travailleur social, psychologue scolaire, pédiatre) que vous pourrez consulter, quand vous avez un problème. Ce n'est pas le diplôme qui compte. Ce qui compte vraiment, c'est le savoir de cette personne sur le déficit d'attention, l'expérience d'avoir vu plusieurs enfants souffrant du déficit d'attention. Soyez certain que les parents travaillent avec vous. Assurez-vous que les collègues peuvent vous aider.
3. Troisièmement, connaissez vos limites. N'ayez pas peur de demander conseil. En tant que professeur, vous ne pouvez pas vous croire un expert sur un tel sujet. Sentez-vous à l'aise de faire une demande d'aide quand le besoin se fait sentir.
4. Demandez à l'enfant ce qui peut l'aider. Certains enfants sont souvent très intuitifs. Ils peuvent vous dire, si vous leur demandez, comment ils peuvent apprendre mieux. Ils sont souvent trop gênés pour donner de l'information sans qu'on leur demande, par peur de paraître trop excentrique. Mais essayez de vous asseoir avec l'enfant seul à seul, et demandez-lui de quelle façon il apprend le mieux. Souvent, l'enfant lui-même se révèle de loin le meilleur expert de son apprentissage. Il est surprenant de constater que l'on ignore ou néglige ses opinions la plupart du temps.
De plus, et surtout avec les enfants plus âgés, assurez-vous qu'ils comprennent bien ce qu'est le déficit d'attention. Cela vous aidera l'un et l'autre.
5. Rappelez-vous que les enfants en déficit d'attention ont besoin de structure. Ils ont besoin que leur entourage construise au-dehors ce qu'ils ne peuvent construire en dedans par eux-mêmes. Fabriquez des listes. Ces enfants profitent largement d'une table ou d'une liste, afin de s'y référer quand ils se perdent dans ce qu'ils font. Ils ont besoin de rappels. Ils ont besoin d'avertissements. Ils ont besoin de répétitions. Ils ont besoin de lignes de conduite. Ils ont besoin de limites. Ils ont besoin de structures.
6. Souvenez-vous de la partie émotionnelle de l'apprentissage. Ces enfants ont besoin d'aide pour trouver du plaisir dans la classe, de la maîtrise au lieu de l'échec et de la frustration, de la stimulation à la place de l'ennui ou de la peur. Il faut bien se soucier des émotions qui accompagnent le processus d'apprentissage.
7. Affichez les règlements. Écrivez-les nettement et mettez-les en évidence. Les enfants seront rassurés, sachant ce que l'on attend d'eux.
8. Répétez les directives. Écrivez les directives. Discutez des directives,. Répétez les directives. Répétez les directives. Ces enfants ont besoin d'entendre les mêmes conseils plus d'une fois.
9. Établissez souvent le contact visuel «les yeux dans les yeux». On peut «ramener» un enfant en déficit d'attention par le contact visuel. Faites-le souvent. Un coup d'oeil peut sortir l'enfant de sa rêverie, ou lui donner la permission de poser une question, ou encore lui donner une approbation silencieuse.
10. Assoyez l'enfant en déficit d'attention près de votre bureau, ou encore là où vous êtes la plupart du temps. Cela pourra éviter la «dérive mentale» qui affecte tant ces enfants. Le déficit d'attention
11. Posez des limites, des frontières. Ceci les contient et les calme, sans être répressif. Faites-le avec consistance, prévoyance, promptitude et fermeté. N'entrez pas dans des discussions complexes et pseudo-légalistes de justice. Ces longues discussions n'amènent que diversion. Prenez vos responsabilités.
12. Élaborez un plan de travail aussi prévisible que possible. Affichez-le au tableau ou sur le pupitre de l'enfant. Faites-y souvent référence. Si vous devez le modifier, comme tout bon professeur le fait souvent avertissez bien à l'avance et donnez tout le temps de préparation nécessaire.
Ces enfants tolèrent mal les transitions et les changements imprévus. Ils deviennent vite déboussolés. Prenez u soin particulier à préparer les transitions bien à l'avance. Annoncez ce qui va arriver, et donnez alors des avertissements répétés à mesure que le temps de l'activité approche.
13. Aidez l'enfant à créer un horaire personnel qui suivra les heurs d'école; vous préviendrez ainsi la «remise à demain» qui caractérise bien le déficit de l'attention.
14. Éliminez sinon réduisez la fréquence des évaluations minutées. Ces tests minutés sont sans grande valeur pédagogique et ne permettent pas vraiment aux enfants en déficit d'attention de montrer leur savoir.
15. Offrez-leur quelques soupapes de sécurité comme, par exemple, de quitter la classe pour un moment. Si cette idée peut s'inscrire dans le cadre des règlements de la classe, l'enfant pourra quitter la salle plutôt que de s'y faire chasser; il aura plus de moyens pour réaliser l'auto-critique et l'auto-adaptation.